Ce 26 juin, le Conseil des aéroports du Canada invite tous les aéroports du pays à célébrer la première journée des travailleurs aéroportuaires.
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Comment Toronto Pearson se prépare-t-il aux conditions météorologiques extrêmes?

Les récentes inondations à l’aéroport international de Dubaï ont entraîné des annulations de vols, des déroutements, des retards et des activités de nettoyage qui ont duré des jours. Voici comment Toronto Pearson se prépare aux conditions météorologiques extrêmes et assure le bon déroulement de ses activités lorsqu’elles se produisent.

Les phénomènes météorologiques extrêmes peuvent survenir sans préavis et entraîner l’interruption des activités, l’annulation des vols par les compagnies aériennes et des difficultés pour les passagers à trouver une façon de se rendre à destination.

Récemment, une puissante tempête de pluie a balayé les Émirats arabes unis. En 24 heures, plus de 14 centimètres de pluie sont tombés sur Dubaï. C’est la quantité que cette ville désertique enregistre habituellement en 18 mois.

La tempête a paralysé les activités à l’aéroport international de Dubaï, les inondations empêchant les avions de décoller. L’aéroport a utilisé les médias sociaux pour demander aux passagers de ne pas se rendre à l’aéroport, car les vols étaient retardés et déroutés. Les activités de nettoyage ont duré des jours.

En tant qu’aéroport le plus fréquenté du Canada, Toronto Pearson a eu son lot d’événements météorologiques extrêmes. L’aéroport souhaitait réduire le plus possible les répercussions de ces phénomènes rares. Il a donc mis en œuvre des protocoles et une infrastructure de pointe pour tout gérer, de la foudre aux inondations comme celles qui sont survenues récemment à Dubaï en passant par les tempêtes de verglas. Voici comment ces systèmes fonctionnent.

Inondations

Dans une moindre mesure qu’à Dubaï, Toronto Pearson a subi des inondations qui ont mis à l’épreuve le système actuel il y a un peu plus d’une décennie. Le 8 juillet 2013, une puissante tempête de pluie a submergé une grande partie de Toronto, notamment l’aérodrome.

Selon Environnement Canada, les 126 mm (environ 4,96 po) de pluie qui sont tombés ce jour-là constituaient un nouveau record de pluie tombée en une journée à l’aéroport. Le précédent record de pluie tombée en une journée avait été établi pendant l’ouragan Hazel, 121,4 mm étant tombés le 15 octobre 1954.

L’aéroport est doté d’un système complexe qui gère les eaux usées. Celui-ci comprend quatre installations de gestion des eaux pluviales d’une capacité totale de 164 000 m3, ainsi que 11 grands bassins de rétention des eaux pluviales, de petits bassins et des fossés surdimensionnés.

La plus grande installation de gestion des eaux pluviales est celle de Moore Creek Elle a une capacité de 42 millions de litres, c’est-à-dire à peu près le même volume que 17 piscines olympiques.

Ce système est utilisé pour atténuer tout déversement qui pourrait causer des dommages environnementaux au réseau d’aqueduc. Cette mesure est essentielle à l’engagement de l’aéroport quant à la durabilité. Chaque année, on utilise plus de 2 milliards de litres de carburéacteur et de 9 millions de litres de liquide de dégivrage.

Comme le dit le dicton, « les averses d’avril apportent les fleurs de mai ». En avril de cette année, le système s’est avéré efficace. Environnement Canada a enregistré 138,1 mm de pluie à l’aéroport, une quantité qui fracasse le record précédent pour le mois d’avril.

Temps froid

Les hivers canadiens sont généralement caractérisés par un temps froid qui amène de la glace, du grésil et de la neige. Tous ces facteurs peuvent poser un problème opérationnel qui empêche les avions d’atterrir et de décoller en toute sécurité.

Nos équipes surveillent la progression des tempêtes quelques jours avant même la tombée des premiers flocons et commencent à préparer des plans qui visent à réduire le plus possible la perturbation des activités. Ces plans consistent notamment à passer en revue les initiatives de gestion de la circulation, à préparer les équipes à dégager les surfaces et à tirer parti de nos médias sociaux pour diffuser des messages proactifs liés aux tempêtes.

Parallèlement, les compagnies aériennes peuvent commencer à annuler des vols de façon proactive. Pour contrer la neige, nous sommes pourvus de plus de 100 pièces d’équipement spécialisé de déneigement et embauchons des équipes saisonnières pour aider à dégager les 5 000 000 mètres carrés d’asphalte.

L’aéroport abrite également l’une des installations de dégivrage les plus complètes au monde. Celle-ci peut dégivrer jusqu’à 60 avions à l’heure et plus de 500 avions par jour, ce qui représente une moyenne saisonnière de 16 500 avions.

Chaque camion de dégivrage est conduit par un spécialiste du dégivrage. Celui-ci se trouve dans une cabine surélevée et oriente un bras de pulvérisation pour nettoyer l’avion avec un liquide à base de glycol, qui fait fondre la glace et la neige.

Foudre

Bien que la foudre n’entraîne habituellement pas une intervention de nettoyage coordonnée, les travailleurs à l’extérieur doivent se rendre à l’intérieur pour assurer leur sécurité en cas de foudre. Cette situation peut retarder de nombreux processus essentiels de l’aéroport, comme le déchargement des bagages, le ravitaillement des avions et l’orientation de ceux-ci vers la porte d’embarquement.

Les employés sont avisés lorsque de la foudre est prévue. Si elle frappe à moins de huit kilomètres de Pearson, on déploie un vaste système d’avertissement qui comprend plus de 100 feux stroboscopiques aux aérogares 1 et 3 et dans le hall d’entrepiste.

Chaleur

Les vagues de chaleur durant les mois d’été s’accompagnent de leurs dangers pour les personnes qui travaillent à l’extérieur.

Avec des millions de kilomètres carrés d’asphalte, les pistes et l’aire de trafic peuvent devenir extrêmement chaudes.

Pour rester en sécurité à la chaleur, les personnes qui travaillent à l’extérieur limitent le temps passé à l’extérieur, boivent plus d’eau et prennent des périodes de repos obligatoires. En raison de cette capacité réduite à rester à l’extérieur, un avion peut prendre plus de temps que prévu pour atteindre la porte et le traitement des bagages être retardé.

Vents forts

Nous n’avons pas à faire face à des tempêtes tropicales. Cependant, nous devons souvent affronter des vents violents qui peuvent endommager l’équipement et même avoir une incidence sur l’orientation des avions à l’arrivée et au départ.

Lorsque des vents violents sont prévus, on envoie un avis pour demander aux employés de sécuriser tout l’équipement au sol lorsqu’ils ne l’utilisent pas. Cette consigne s’applique particulièrement aux escaliers de service des avions, que les vents forts déplacent facilement.

Comme les vents dominants viennent de l’Ouest, la configuration de piste la plus courante à Toronto Pearson prévoit l’attribution vers l’Ouest. Toutefois, les vents forts jouent un rôle dans la direction des avions à l’arrivée et au départ. La vitesse du vent est parfois telle qu’il n’est plus sécuritaire pour un avion d’atterrir et de décoller dans une direction donnée. Les pistes sont alors réattribuées pour permettre aux avions d’atterrir et de décoller selon la direction du vent.

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